03/01/2005

Bienvenue sur le Nouvel Observatoire des Citoyennes Conviviales et Civiques Exactions (x+4)

Nous vivons une époque formidable!
 
"Privilèges, passe-droits, égalités plus égales que d'autres: c'est là notre quotidien. À tel point que généralement, nous n'y prêtons même plus attention. Les vérités partielles et partiales, le mensonge, la cécité dirigée constituent les symptômes de ce sensationnel retour vers le passé.
 
Moyen Âge, nous voilà!"

Parmi les nouveaux aspirants à l'entrée dans l'élite de la Nomenklatura étatiste, on trouve... certains médecins.

 

 très, très, très aveugle... mais de manière sélective...

 

Depuis longtemps déjà, ceux-ci ornent leurs bagnoles de petits signes distinctifs, qui leur permettent de se faire reconnaître par les flics. Il s'agit d'un rectangle de carton blanc portant un sigle pseudo officiel, en plus des mots "Médecin en visite".

L'intérêt? Se garer n'importe où (un peu comme les flics de la photo précédente) sans trop risquer d'amendes. À BXL-ville, déjà, il est convenu de ne pas leur filer de prunes lorsqu'ils sont garés en double file, ou sur tout autre endroit où le commun des mortels n'aurait plus qu'à ouvrir son portefeuille en cas de stationnement constaté par un poulet.

Mais le propre des privilèges, c'est de donner goût à plus de favoritisme. Et le propre des privilégiés, c'est d'en vouloir toujours davantage.
 
Depuis quelque temps déjà, à l'occasion de jugements en tribunal de simple police, les médecins essaient de se voir reconnaître le droit à des excès de vitesse (essentiellement) et autres infractions (tant qu'on y est, pourquoi pas?) sous prétexte qu'ils seraient en route pour traiter des cas d'urgence.
 
Quels cas d'urgence? Qui jugerait de leur réalité? Des collègues complaisants? Et qui déciderait de leur authentique degré d'urgence? D'autres collègues, sensibles à l'esprit de corps?
 
Comment? S'ils peuvent échapper aux prunes, ils auraient tort de le refuser? C'est certain.
 
Mais qui d'entre vous ne se sent pas -au moins un peu- outré de cette enflure de privilèges en tous genres, au moment même où le commun des mortels voit, un peu plus chaque jour, ses libertés de base foulées aux pieds?


15:03 Écrit par l'as | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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