20/02/2009

Flics ou policiers, ils ne sont pas neutres

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La même dame que dans l'histoire précédente racontait à mon épouse que son fils avait dernièrement eu un accident.

Il avait été obligé d'appeler les flics pour rédiger le constat, car l'autre conducteur, fautif, roulait sans permis ni assurance.

A un moment, son fils, qui avait autre chose à faire, avait lâché au flic occupé à noter les faits, excédé et en dehors de la présence de l'autre conducteur : "Bien ma veine : encore un bougnoule.

-Qu'avez-vous dit?" demanda le flic.

-"Que c'était un bougnoule.

- Je dresse immédiatement procès verbal contre vous, pour propos racistes. Ça va vous coûter 400 euros. Et je vous préviens que si vous insistez, je vous dresserai un deuxième PV, c'est compris?"

Questions :

- si les actes racistes sont évidemment répréhensibles, l'expression d'une opinion de ce genre l'est-elle? Si oui, que fait-on de la liberté d'opinion?

- si "bougnoule" est un mot raciste proscrit, pourquoi Nor Eddine Boudjedia peut-il donner à son roman le titre "Little Big Bougnoule", sans qu'on lui dresse PV ? Parce que seuls les Occidentaux sont racistes? Et qu'à ce titre, tout un pan du dictionnaire leur est interdit?

- si bougnoule n'est pas un mot proscrit (et qu'on ne poursuivra donc ni M'dame Larousse, ni M'sieur Robert en justice), pourquoi le flic a-t-il mis le conducteur à l'amende? Parce qu'il ne s'y retrouve plus lui-même dans les centaines de milliers de lois et règlements que "nul n'est censé ignorer"? Et que cette profusion d'édits transforme le droit en une sorte de masse confuse de sentiments divers, auxquels seul le port d'un uniforme confère une ombre de consistance?

- ou alors, le flic usait-il de l'autorité de son carnet à souches pour stigmatiser ce qui lui déplaît, et affirmer ses préférences personnelles?

Commentaires

Si j'étais flic j'aurais fait la meme chose. Il y a des choses qui ne se disent pas publiquement et "encore un bougnoule" en fait partie.

on a un problème d'éducation ici

Écrit par : aris | 20/02/2009

l'as, vous êtes réactionnaire et profitez de la popularité de votre blog pour lâcher des contre-vérités toutes faites dont vous n'avez même pas pris la peine de vérifier la véracité. Tout cela pour cracher votre haine sur les autorités. A lire vos différents postes, on devine aisément que vous êtes antiflic, antiécolo et un adepte de la liberté absolue sans limite.

Écrit par : berny | 20/02/2009

Bonsoir aris, sans doute cet homme s'exprime-t-il vulgairement.
Mais là n'était pas la question : elle avait trait à l'absurdité de nos lois, à l'asymétrie des règles et traitements qui sont appliqués aux uns et aux autres, et à l'arbitraire manifeste de l'amende.
Si le mot "bougnoule" est utilisé couramment par certains sans entraîner de poursuites, commme le montre entre autres la couverture du roman que j'ai reproduite, que lui reprochait ce flic?

Bousoir berny,
que savez-vous des vérifications que j'ai faites? Qu'est-ce qui vous permet de dire que ce sont des contre-vérités? Qu'est-ce qu'un réactionnaire, et qu'est-ce qui vous permet de me qualifier de la sorte?

Je profite de la popularité de mon blog?

Vous êtes-vous demandé pourquoi il est populaire?

Peut-être parce qu'il rencontre certaines des aspirations de la majorité - vous savez : celle que les démocrates disent servir - mais qu'on ne trouve pas ailleurs.

J'ai pris un jour la décision de ne pas éviter un débat qui m'intéressait sous prétexte que ça ne se disait pas, que ce n'était pas bienséant, de bon ton, ou politiquement correct. J'essaie toujours d'être honnête, et surtout logique. Je ne suis pas impressionné par les arguments d'autorité.

Seuls les faits comptent.

Je pourrais me lancer dans des considérations sur la comète, faire connaître au pauvre monde - qui s'en fiche complètement - mes dernières supputations.

Mais j'ai aussi choisi de ne pas le faire, au profit de la discussion de faits réels. C'est pourquoi je cite aussi souvent que possible mes sources. De cette façon, on part des faits pour essayer de s'en instruire, si possible.

Que je sois anti-écolo, oui. Je ne m'en cache pas, et ce n'est pas un crime, n'est-ce pas?

Que je sois anti-autorités? Disons plutôt que je suis anti-fantôme de l'autorité, pour paraphraser Luis Bunuel.

Que je sois partisan de la liberté? Certainement.

Et vous? Êtes-vous adepte de l'asservissement?

Écrit par : l'as | 20/02/2009

Un mot n'a pas de sens en dehors du contexte. le mot Beurre, bougnole, youpin, ou autre n'a pas le même sens raciste dans certains titres de livres que dans une insulte. (à part si tu sors un livre nommé "tous des bougnoules" qui ne peut être compris que dans un seul sens.

Tu remarqueras que le fait d'utiliser ces mots ne fait pas de moi un personnage malpoli passible d'une amende.

Et ton histoire est évidement vue que d'un seul coté : On ne sait pas dans quel état d'énervement était l'homme en question, qui aurait très bien pu énerver le flic avant de lui donner un pretexte pour lui coller un procès.

Pour la mamie, je lui souhaite du courage. Esperer que son flingue à la maison la protégera est un doux rêve. En cas d'aggression dans son garage, elle sera de toutes façons sans défenses.

Reste plus à esperer que son fils ne rentre pas à l'improviste en pleine nuit ...


Pour la popularité du blog, je ne m'emballerais pas de trop - Je lis le contenu de ce blog parce qu'un point de vue extrème est parfois intéressant, mais ça ne veut absolument pas dire que j'adhère à 100%.

Écrit par : aris | 21/02/2009

Bonjour aris, d'après la dame en question, son fils n'a rien dit de plus que ce que j'ai rapporté. Je répète qu'il n'a pas prononcé ce mot en présence de l'autre conducteur, qui n'a donc pas pu se sentir offensé.
Il me semble que l'agent aurait pu lui dire ce qu'il pensait, sans pour autant lui dresser PV.
Et l'état d'énervement éventuel du flic n'a pas sa place dans l'histoire : celui-ci est supposé rester neutre et doit se contenter de constatations.
Or, il me paraît qu'en l'espèce, il a pris parti et a donc failli à sa mission.
Je pense que le fils de la dame aurait dû contester l'amende reçue, quitte à prendre le risque de se défendre en justice en se faisant aider d'un avocat, car les faits relevés par le flic n'ont aucune valeur juridique.

En ce qui concerne les capacités de défense de la dame, elles ne peuvent pas être pires que celles de la police, qui a démontré dans cette affaire (comme dans la plupart) n'en avoir aucune. L'action des flics ne peut être que tardive puisqu'elle survient après les faits. Mais dans ce cas-ci, leur enquête n'a pas permis de déterminer qui avait agressé la dame. Leur action a donc été d'une efficacité nulle.

Quant à la popularité de mon blog, je ne m'emballe certes pas : ce n'est pas un cercle privé, dont les membres doivent partager les mêmes intérêts. Quiconque peut y venir, et repartir avec ses propres convictions.
JE n'ai pas l'ambition d'imposer aux autres mes préférences.
J'atteste, c'est tout.

Écrit par : l'as | 21/02/2009

Si le type avait dit... encore un rital ou encore un flamin, personne ne se serait énervé...
Si ça tombe, le flic tolère les étrangers moins que le verbalisé.
Mais il a un pouvoir, lui, celui de taxer 400 euros pour punir un délit. Si encore ces 400 euros allaient au lésé, il y aurait une certaine logique...

Écrit par : Tony | 21/02/2009

Bonjour Tony, comme tu le fais remarquer : deux poids, deux mesures. Rital, flamin, sale Wallon, sale Belge : pas de problème. Bougnoule : ouh! les ligues de bien-pensance vont s'enflammer!

Mais non, pas de problème : dans ce crime sans victime, le flic a pris parti. Il a décidé qu'il personnifiait la loi.

Par ailleurs, 400 euros pour un mot qui figure au dictionnaire, n'a pas servi à insulter et dont l'usage n'est interdit par aucune loi, voilà qui donne à réfléchir.
Comme tu le fais remarquer, si encore la somme avait été versée à la partie non offensée de l'histoire, puisqu'elle n'a pas entendu l'expression. Mais non : comme toujours, elle s'est retrouvée dans les poches sans fond des politiciens, qui se sont empressés de l'utiliser à creuser des trous encore plus grands dans le budget belge.

Penser qu'il est naturel de réprimer l'usage de simples mots, voilà qui mène indéniablement à la servitude.

Écrit par : l'as | 21/02/2009

J'essaye de ne pas détester les sbires. A considérer aussi que ça fait partie du besoin qu'ont certains flics d'écraser l'individu du poids de l'autorité de l'uniforme et du symbole de loi... pas de l'ordre, mais de LEUR loi!
Un samedi de GP de F1 à Francorchamps, juste avant les épreuves de qualification, comme j'étais dans l'impossibilité d'assister à la course du lendemain, j'étais sur le point de vendre ma place du dimanche à un Français. Sans bénéfice.
Deux sbires m'ont sauté dessus. Le plus jeune cherchait carrément la bagarre ; il m'a empoigné grossièrement et criait à tue-tête alors que je lui demandais fermement de me lâcher avant que je perde patience. Tout cela, devant mon neveu de 10 ans, complètement terrorisé. Résultat, ils m'ont gardé comme un bandit, m'ont fouillé en public, m'ont fait manquer les qualifs (une place à 350 € achetée au RMU de BXL). Une agression, rien de plus! J'étais en ordre et avais même sur moi le reçu d'achat de mes billets.
Le policier plus âgé a tout fait pour calmer l'hystérique en me lançant des regards désolés et en affirmant qu'ils recherchaient une bande de faussaires de billets d'entrée.
Ce qui m'avait le plus choqué dans ce blitz, c'est que le fou criait comme un possédé qu'il n'était pas sourd et que je devais cesser de lui aboyer dans les oreilles...
Un cauchemar!
Pendant ce temps, les faussaires recherchés ont peut-être écoulé leur camelote?

Écrit par : Tony | 21/02/2009

As a raison: Désolé, chers berny et aris: As a raison: nous assistons depuis 15 ans dans ce pays à un mouvement liberticide et une recherche absolue de l'auto proclamé ''politiquement correct'', si bien que certaines vérités ne peuvent plus être dites.
L'état a saisi la balle au bond de la restructuration des polices pour nous surveiller davantage et nous habituer à obéir plus, certainement dans le but final de nous contrôler et de nous faire accepter certaines décision. Ce pays jadis si agréable devient invivable: nous en avons marre et nous exigeons le droit et d'agir pour que cela change. Longue vie à ce site politiquement incorrect et non censuré !

Écrit par : Bernard | 21/02/2009

Bah c'est pas de chance pour le monsieur pck perso je connais des flics qui auraient pas réagis de la même façon au contraire en tout cas ici dans ma commune hin ;)
même entre eux parfois ils parlent comme ça alors ;)) en tout cas dans ma commune ;)

et pour la batte ,je connais un gars à qui on a confisqué un bout de bois qu'il avait dans sa camionnette ( c'est un indépendant et parfois il doit circuler dans des endroits pas rassurants) on lui a dit pareil "arme interdite blabla " :/

Écrit par : bio | 21/02/2009

to aris t'es pas obligé de venir lire ici ça ça te convient pas hin !

à moins que tu sois maso :P

Écrit par : bio | 21/02/2009

Aris, le flingue de la dame lui servira si elle le porte sur elle quand on l'attaque. Puis, si des policiers complices des agresseurs viennent l'agresser aussi parce qu'elle a buté les crapules sans uniforme, ces policiers déchus doivent lui verser un dédommagement de cent milliards et pourrir à vie en prison. Tu vois une autre alternative satisfaisante?

Je ne suis entièrement anti-flic; les policiers combattant la drogue dure sont utiles. Mais ceux qui empêchent l'humain de se défendre ne sont que des bestiaux.

Écrit par : Ben | 22/02/2009

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