24/06/2009

Marocains de Belgique : ils ne se sentent pas Belges

C'est un article qui nous l'apprend : "Les Marocains de Belgique ne se sentent pas Belges

Plus d'un tiers des Marocains de Belgique préfèrent être reconnus d'abord comme musulmans et seuls 7% s'identifient à la nationalité belge, en dépit du fait qu'une majorité d'entre eux a la nationalité belge, selon une étude de la Fondation Roi Baudouin.

Quatre cents personnes issues de la communauté marocaine en Belgique ont été interrogées par l'université de Rabat en collaboration avec la Fondation." (seulement 400 personnes sondées : ce sondage bat des records d'imprécision) "Une personne interrogée sur trois (31,7%) bénéficie d'un contrat fixe et une personne sur cinq (21%) touche des allocations de chômage." (Le reste est-il constitué d'enfants scolarisés et de vieillards pensionnés?) "Les personnes interrogées évoquent les discriminations pour justifier leur inactivité.

Les femmes travaillent moins que les hommes (38,3% contre 55,4%). La proportion de femmes inactives (pour raisons familiales ou autres) s'élève à 62%. La proportion de femmes nées au Maroc et exerçant un travail est plus de deux fois inférieure à celle des femmes nées en Belgique (22% contre 46%)." (Cela montre l'importance déterminante des us et coutumes)
"Plus de la moitié (53%) des Belgo-Marocains interrogés vivent sous le seuil de pauvreté et ils sont plus nombreux en Wallonie qu'en Flandre.

Le fait d'être traité comme un étranger est la critique la plus souvent exprimée par les personnes sondées. Le manque de respect à l'égard de leur religion et l'inadéquation des valeurs morales avec les leurs sont souvent mises en avant."

Enfin, les Belgo-Marocains privilégient le mariage non-mixte." (Est-ce ce qu'on appelle la discrimination positive?) "L'idée d'épouser des personnes qu'ils font venir de leur pays d'origine est approuvée par plus de 50% des Marocains interrogés. La majorité (62%) s'opposent au mariage d'une femme musulmane avec un non-musulman et 45% réprouvent les mariages de musulmans avec une non-musulmane." (Parce que dans ce dernier cas, la conversion à l'islam est considérée plus facile).

 

Il y a quelques jours, j'ai assisté à une émission sur Sydney (Australie). On y voyait trois immigrés : un coiffeur pour dames ex-Français originaire de Biarritz, un ex-Grec de Cythère, et un jeune Chinois de Shangaï.

L'ex-Français se disait ravi de ne plus vivre en France ou en Europe, car il était libre de travailler sans se soucier de réglementations étouffantes ou de taxation confiscatoire. C'était le plus intégré des trois. Il possédait deux salons de coiffure en plein Sydney et une magnifique maison donnant sur la baie. Pour agrémenter sa demeure, une jeune femme asiatique jouait dans sa piscine ;o).

L'ex-Grec était un petit grossiste en poisson se levant tôt et se couchant tard. Même s'il faisait surtout commerce avec des Chinois, il fréquentait essentiellement le milieu grec de Sydney, entretenant des liens sentimentaux avec son ancienne patrie. Pourtant, comme il le disait, il possédait sa maison, avait de l'argent de côté, et même s'il avait travaillé autant en Grèce, il n'aurait jamais rien pu y posséder.

Le jeune Chinois ne s'était installé en Australie que depuis un an. Comme il le racontait, il y était arrivé par hasard, mais lorsqu'il s'était assis dans le sable doux de la baie et avait vu la beauté de Sydney, il s'était dit que c'était là qu'il voulait s'installer et amener sa famille. Il travaillait dans le secteur de la médecine traditionnelle chinoise et suivait des cours pour s'installer à son compte.

Puis, radical changement de décor : la caméra se promenait dans le mauvais quartier de la ville.

Les habitants de celui-ci sont tous des métis d'aborigènes, habitant de vieilles maisons mal entretenues. Comme l'indiquait la voix off, cet endroit est le seul d'Australie où vit une communauté aborigène (du moins, en partie) sédentarisée.

Deux porte-paroles étaient abondamment interviewés. L'un était un ancien champion de boxe métis, propriétaire d'une salle de sport. Il habitait le quartier et se plaignait surtout du fait que sa carrière de boxeur avait été tronquée pour des raisons de discrimination raciale.

L'autre était une fille portant quatre énormes tresses très serrées, au teint clair et aux yeux bleus. Elle parlait impeccablement français, parce qu'elle avait fait des études de sciences sociales à la Sorbonne, à Paris.

Cette dernière était la plus virulente : elle dénonçait le chômage des habitants de l'endroit "parce que les autorités ne font rien pour leur donner du travail", les plans de la mairie de détruire le quartier parce qu'il est "aborigène", le manque de moyens financiers mis à la disposition des habitants du lieu pour y prospérer, le manque d'entretien des maisons par les autorités, l'alcool et la drogue omniprésents, etc.

Cette jeune femme était la copie conforme des râleurs professionnels de gauche, pour qui tout - travail, argent, maison, santé, entretien,... - doit venir de l'état. La voix off de l'intervieweur abondait implicitement dans son sens.

Ah! J'oubliais : cette jeune personne très peu aborigène, qui pourtant se disait telle et parlait en leur nom, n'habitait PAS le quartier en question.

En entendant ça, on est en droit de se demander pourquoi les trois immigrés interviewés précédemment ne passaient pas leur temps à se lamenter. Pourquoi ils n'avaient pas réclamé leur salaire de l'état australien? Pourquoi ils ne mettaient pas leur réussite sur le compte de la discrimination? Pourquoi ils ne se droguaient ni ne buvaient à longueur de journée, et pourquoi ils n'avaient pas attendu des politiciens australiens qu'ils leur fournissent maison, argent, travail, soins et entretien des lieux?

Pourquoi, oui, pourquoi, alors que cette formule magique marche si mal?

Commentaires

"les Belgo-Marocains privilégient le mariage non-mixte". Faut voir, l'As, faut voir!
L'administration communale de Seraing ouvre systématiquement une enquête lorsqu'un mariage mixte est demandé.
Je me demande bien pourquoi...

Écrit par : Tony | 24/06/2009

Et alors pourfandeur, c'est quoi ta solution ?

Écrit par : Max | 22/07/2009

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