26/06/2009

Eaux usées : mal traitées en Belgique

http://www.eau.public.lu/pictures/photos/eaux_usees/eaux_usees8.jpg

L'eau nous coûte cher. Malgré son abondance.

Pourquoi?

Parce que ce sont des intercommunales - véritables nids à profiteurs politiciens - qui l'acheminent chez les consommateurs.

Parce que ces profiteurs privilégient leurs clients (au sens latin du terme), tels que : agriculteurs (qui consomment 60% de l'eau potable dans nos pays), sidérurgistes, etc., en leur accordant des tarifs préférentiels supportés par les autres - c'est à dire : nous.

Parce qu'il n'existe pas de concurrence sur ce marché monopolisé par l'état. Cela a une incidence directe sur les prix (on facture ce qu'on veut) et sur l'exploitation (on ne cherche pas à maximiser la production, ni à mettre en valeur des gisements neufs).

Parce qu'à cause des conduites qui fuient, il faut produire en moyenne deux litres d'eau pour en livrer un seul à son utilisateur final (dans certaines communes reculées, il faut même en acheminer 8 pour en vendre 1 !)

Et aussi parce que l'union européenne impose de traiter les eaux usées avant de les rejeter dans les rivières - ce qui a un coût, naturellement supporté par les utilisateurs.

A ce propos, la commission européenne vient de faire savoir qu'elle ne tolérerait plus les infractions belges aux règles sur le traitement des eaux urbaines résiduaires.

Il apparaît donc que, malgré qu'on ait fortement augmenté le prix de l'eau pour nous faire payer le prix de son retraitement, ce dernier est insuffisant.

Vingt villes flamandes sont dans ce cas, de même que 37 agglomérations wallonnes. Quant à Bruxelles, malgré la construction récente de deux stations d'épuration, il semble que la qualité de ses eaux vogue dans le flou le plus artistique.

Parmi les villes les plus concernées, on cite : Anvers-Sud, Berlaar, Gand, Louvain, Charleroi-Ouest, Dinant, Frameries, Liège-Oupeye, Liège-Sclessin, Namur-Brumagne, Verviers, Tubize, Wavre et... Amay.

Tiens! Amay... n'est-ce pas la commune dont l'écoloïssime Jean-Michel Javaux est bourgmestre?

Les grands principes sont donc une nouvelle fois "bons pour les autres"?

Commentaires

Monopole commercial et monopole de pouvoir S'emparer de l'eau, c'est s'emparer du réseau hydrographique d'un pays, donc de presque tout le pays et de son sous-sol. Bien davantage qu'un monopole commercial, c'est une mainmise totalitaire sur la nation. D'autant plus que l'eau, comme toutes les ressources vitales, constitue un moyen de pression ou même de chantage. "Soumettez-vous ou nous cessons la livraison à votre industrie, à votre agriculture, ou à tel individu ou communauté rebelle".

Quand on accapare un outil de chantage, c'est pour l'utiliser.

Écrit par : Ben | 26/06/2009

Bonsoir Ben, depuis le code Napoléon, le sous-sol n'appartient plus, en Belgique et en France, à personne d'autre qu'à l'état. Cela explique sa sous-exploitation commerciale, et sa sur-exploitation politicienne.

Écrit par : l'as | 26/06/2009

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