04/01/2010

Grippe A H1N1 : et pour un flop de plus

C'est officiel : les ignorants qui nous dirigent reconnaissent avoir fait une nouvelle bourde.

L'OMS (satellite de l'ONU s'occupant de la santé) avait pourtant placé de grands espoirs dans la grippe mexicaine : elle allait remplacer la calamiteuse grippe aviaire comme machine à cash, et assurer de longues années de prospérité à cette organisation. Grâce à des relais publicitaires d'une très grande efficacité, l'ONU et l'OMS ont travaillé au corps les politiciens du monde entier, pour leur faire croire que, cette fois vraiment, cette fois de plus, elles ne se trompaient pas, et qu'Armageddon était à nos portes.

La solution? Acheter quelques milliards de doses de vaccin antigrippal, et les distribuer "gratuitement", afin que nul ne pût mettre en doute l'existence de cette nouvelle menace fantôme : la grippe A H1N1 (en effet, dès qu'on est vacciné, comment prouver son inexistence si on ne la contracte pas?)

Presque tous les politiciens occidentaux ont foncé tête baissée dans le panneau. Chez nous, Lolo Onkelinx, toute tremblante, a réuni le gouvernement (oui : il paraît que ça existe vraiment!) pour lui annoncer que la situation était grave, et que si on ne voulait pas voir les amuse-gueules communautaires disparaître d'eux-mêmes par manque de combattants, il était essentiel de vider encore plus les caisses de l'état en achetant quelques millions de doses de Tamiflu, tout en acceptant de nouvelles restrictions aux libertés individuelles par la même occasion.

Elle savait de quoi elle parlait, Lolo : grâce à son diplome d'avocate, rien de ce qui est médical ne lui est étranger, et les grandes menaces pour la santé (laquelle?) n'ont pas de secret pour elle.

Le gouvernement a tout fait pour que les habitants de notre pays avalent tout à la fois la propagande destinée à rendre réelle une pandémie invisible, et leurs doses de vaccin inutile. Las, les politiciens monopolistes n'ont jamais la population qu'ils méritent. Les Belges n'ont pas couru pour faire ripaille de Tamiflu, et les stocks sont lamentablement restés dans les entrepôts.

La semaine passée, force a été de reconnaître - à demi mots - que l' "épidémie" tardait à se manifester, et qu'elle avait peut-être cessé d'exister avant de s'être montrée. Margaret Chan elle-même (pourtant présidente de l'OMS) a reconnu qu'elle n'avait "pas eu le temps" de se faire vacciner contre A H1N1, ce qui indiquait assez qu'il n'y a pas urgence. Les stocks de vaccins désespérément boudés, et donc inutiles, devaient disparaître d'une façon ou d'une autre.

Les Suisses en ont vendu une partie et distribué le reste aux pays du tiers monde.

Lolo a fait mieux : elle va généreusement donner dix pourcent des 12,6 millions de doses à des pays en voie de sous-développement, dont la caractéristique principale est qu'ils n'en ont rien à fiche.

C'est fort joli. Mais qui paiera les millions de doses inutilement achetées? L'ONU? L'OMS? Margaret Chan? Lolo Onkelinx? A qui croyez-vous qu'on présentera la note?

Commentaires

Cher As,
Ces fabrications n'ont presque rien coûté: on a utilisé des sidérurgistes reconvertis aux nanotechnologies.
Amitiés

Écrit par : Armand | 04/01/2010

Keynes De toute façon, Armand, gaspiller et jeter, c'est s'enrichir.

John Maynard Keynes l'a dit; ça doit donc être vrai.

Je t'invite à emprunter tout l'argent possible auprès d'une banque et à le brûler ensuite : tes banquiers se battront pour te prêter encore plus, à toi leur client devenu si riche.

Non?

Écrit par : l'as | 04/01/2010

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