21/01/2010

Opel Anvers : c'est fini!

Bonjour!

On en avait parlé il y a peu. Berny, un défunt lecteur, m'avait obligeamment affirmé que je n'y connaissais rien, en citant un article de Trends Tendances dans lequel il était prouvé que l'usine Opel Bochum était moins productive (encore) qu'Opel Anvers. Hélas pour Berny et Trends Tendances : la réalité prend toujours le dessus. Aujourd'hui, nous apprenons que "Opel Anvers : c'est fini"

Ce n'est pas une surprise pour ceux de mes lecteurs qui me supportent depuis des années : je l'avais déjà annoncé le 23/11/2006, entre autres (clic!), sur ce même site "la route nous appartient". Je me souviens avoir écrit que Ford Genk était un autre mort-vivant, dont nos sinistres ne suspectaient pas l'état de coma dépassé (dans le meilleur des cas) ou feignaient de l'ignorer (dans le pire).

Pourquoi auraient-ils dû le savoir?

Parce qu'un simple calcul arithmétique montre bien que ces usines sont trop peu rentables, par manque chronique d'investissement. Mais comme la raison d'être de ce manque est fiscale et "sociale", ils n'ont peut-être pas envie de regarder la réalité en face.

Cette réalité, la voici : à la manière dont les lois et règlements ont été entassés les uns sur les autres dans notre pays, ce dernier est devenu un mouroir à entreprises.

Ford Genk est le prochain sur la route menant au cimetière des éléphants.

Mais pourquoi Anvers, et pas Bochum ?

Parce que, vous pouvez en être sûr, Angela Merkel (chancelière allemande) a fait des fleurs fiscales à l'usine allemande d'Opel pour des raisons électorales, ceci afin de retarder sa fermeture définitive. Mais ce n'est probablement que partie remise.

Sans surprise, je lis aujourd'hui que "parmi les syndicats et les ouvriers d'Opel Anvers, la colère gronde".

Je les comprends. Mais plutôt qu'en vouloir à GM, ils feraient mieux de demander des comptes aux vrais coupables : les syndicats eux-mêmes, qui ont à ce point limité la productivité en Belgique qu'il n'y a plus d'autre solution que la fermeture, et les politiciens, qui chassent les entreprises à force de taxes dues à leur gestion abracadabrante.

Commentaires

Ti saluto. Les syndicats font partie du problème, non des solutions.
Le mot mouroir est bien choisi.
Pourtant, il y aurait moyen de rendre à la Belgique son lustre d'antan.

Écrit par : Tony | 21/01/2010

Bonsoir Tony, Nous sommes parmi les seuls à le voir.
;o)

Écrit par : l'as | 21/01/2010

Personne pour convertir cette usine en fabrique de vélos !?

Écrit par : Karl | 21/01/2010

Bonsoir Karl, le Progrès est passé par là : pas des vélos, des cuisse-taxes!

Écrit par : l'as | 21/01/2010

il y a une surproduction de 2 millions de véhicule en europe... faut pas chercher plus loin, et ils essaie de les écouler à coup de prime par ci et de prime par la main dans la main avec les politcards... mais la ca tient plus du tout leur bazar...

Écrit par : mica | 22/01/2010

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