22/01/2010

En Belgique, urgence = 40 minutes

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Bonjour!

Un article nous apprend que vous pouvez vraiment compter sur la police qui vous coûte si cher : en cas d'appel urgent des flics, ils seront auprès de vous endéans les 16 minutes dans 50% des cas; dans 75% des cas il leur faudra 26 minutes pour venir vous tirer des griffes de vos agresseurs, et dans 90% des cas, 40 minutes leur seront nécessaires pour sauver vos biens, ou même votre vie.

Que dit-on pour qualifier une telle efficacité?

Pourraient faire mieux?

Ou bien : si on n'est pas capable d'assurer, il faut cesser d'encourager la lâcheté et pousser la population à se défendre toute seule?

L'un entraînant l'autre, nous apprenons aussi qu'il y a "250 vols dans les voitures PAR JOUR

On compte en moyenne 250 vols dans les voitures chaque jour. Pour 2009, la barre des 90.000 faits devrait être franchie.
 
Objets les plus volés : GPS, autoradios, documents du véhicule, effets personnels, GSM et ordinateurs.
 
Les certificats d'immatriculation intéressent aussi, pour revendre une voiture volée.
 
Les grandes villes sont les plus touchées: Bruxelles, Liège, Charleroi et Anvers enregistrent 70% des faits. Jours les plus risqués : vendredi et samedi, en fin de soirée et début de nuit."

Il est vrai que vous avez plus de chances de trouver un flic dans son bureau, ou derrière un radar, que dans la rue.

Néanmoins, la responsabilité individuelle des victimes de ce genre de vols est souvent engagée. Abandonner ouvertement des objets convoités dans l'habitacle est très risqué. Cela dit,  pourquoi vole-t-on si facilement de nos jours, alors que ces faits étaient beaucoup moins fréquents il y a 20 ou 30 ans? Se poser la question permettrait peut-être de sortir de l'inefficace stratégie policière.

Le recul des valeurs morales, l'arrivée de populations nouvelles de toutes origines ne se sentant pas de devoirs ici, le naufrage de l'enseignement obligatoire (qui ne dispense plus qu'un nombre très réduit d'heures de cours et ne se soucie presque plus de l'absence des élèves), la débacle politiciennement organisée de l'autorité parentale : voilà probablement certaines des raisons expliquant tous ces vols, et bien d'autres.

Commentaires

Mon frère subit 1 ou 2 cambriolages par an en moyenne dans son établissement.
Dès qu'il téléphone, la police arrive sous quelques minutes pour constater et lui reprocher de ne pas investir suffisamment pour compliquer les effractions.
Mais la dernière fois qu'il a eu un client pas commode (bien connu de leurs services), ils sont venus après 90 minutes et remercié mon frère d'avoir fait LEUR job.

Écrit par : Tony | 22/01/2010

Bonjour Tony, Ton frère est donc à classer parmi les inclassables : 90 minutes pour répondre à un appel d'urgence, alors qu'il ne se trouve pas au fin fond des Fagnes? Voilà qui dépasse largement les 40 minutes citées.

Ils l'ont félicité?

Ils auraient dû l'embarquer : c'est dangereux pour leur gagne-pain, un concurrent de cette trempe.

Écrit par : l'as | 22/01/2010

Et aussi que la vraie mission de la police est de faire imposer les lois crapuleuses de l'état corrompu, et pas du tout de défendre les citoyens. Quand on veut la sécurité de l'individu, on laisse chaque personne s'armer pour repousser ou abattre les agresseurs. C'est évident mais on rejette l'évidence si on a l'esprit bloqué par la notion préconçue et fausse que l'état veut notre sécurité et qu'il est le seul à pouvoir user des armes.

L'état veut notre fric et que nous ne soyons pas armés pour le défendre quand il vient le voler. Au fait, sondage faisant appel à votre intuition ou à votre raisonnement, au choix: quand serons-nous débarrassés des gouvernements?

Pour répondre à la deuxième partie de ton com, oui, l'As, c'est dangeureux pour eux d'avoir un concurrent, c'est pourquoi il m'ont arrêté quand j'ai tiré un coup de feu en l'air pour faire déguerpir une bande de huit ou dix drogués qui m'avaient agressé avec une batte de base-ball. J'ai pris un coup à la tempe qui m'a causé un hématome de sept ou huit centimètres de diamètre, et épais d'environ un centimètre et demi. J'ai dégainé ensuite, je leur ai dit de déguerpir, ils ont cru que mon arme était fausse dans leur cervelle de jeunes crétins sans réalisme. Alors ils ont continué à avancer, et moi à tenter de les convaincre de partir. Finalement, deux se sont faufilés derrière moi et m'ont tiré au sol vers l'arrière. Les autres en ont profité pour me donner des coups de pied, sur le corps et encore à la tête.

J'ai fini par tirer un coup de Fiocchi .357 en l'air; c'était une décision consciente car je me suis vu confronté aux flics et aux tribunaux, et j'ai tenu à éviter ça. Autrement, j'en aurais troué quatre ou cinq, et ils n'auraient sûrement pas survécu, car les softpoints à pleine charge dans le torse, ça foudroie.

Ensuite les crasses de flics sont venus m'arrêter moi, mais pas les voyous malgré qu'ils étaient connus pour trafic de drogue, agressions, vols, etc. J'avais porté plainte à la police de Seraing (une des plus pourries de Belgique) six semaines avant pour menaces de mort répétées mais comme elles ne compromettaient pas la pompe à taxes de l'état, les flics ne les ont pas arrêtés.

Par contre ils m'ont menotté, sachant pourtant que je n'avais fait que me défendre, comme plusieurs voisins en ont témoigné immédiatement. Les flics ont juste questionné les drogués, qui n'avaient pas trouvé nécessaire de s'éclipser. Moi, avec ma blessure à la tête saignant toujours, ils m'ont mis dans leur combi pour que je leur dise où j'avais caché mon révolver (détenu légalement) avant leur arrivée, car je ne voulais qu'il tombe dans les mains de la crasse de police de Seraing.

Comme je tenais tout de même à faire examiner ma tête (que les flics avaient tapé contre un mur, bien que je leur avais signalé ma blessure), j'ai fini par dire où le revolver se trouvait et nous sommes allés d'abord chez moi et chez les drogués, ensuite au commissariat de la crasse de police de Seraing.

Après avoir saigné de la tête chez eux pendant environ une heure ou une heure et demie, nous sommes allés à l'hôpital où l'urgentiste ne m'a heureusement pas trouvé de traumatisme interne grave. Il m'a toutefois fait remarquer que j'avais eu de la chance de ne pas avoir été tué par le coup de batte à la tempe (reçu pendant que je regardais ailleurs).

Anecdote: pendant que les flics me faisaient moisir dans leur combi, j'ai dit à l'un d'eux que quand il y a un blessé, le plus urgent est de le soigner, pas de chercher des choses ou de faire des formalités. Il m'a répondu: "Pas nécessairement". Suite à ça, mon avocat a porté huit plaintes contre la crasse de police de Seraing mais l'affaire traîne depuis deux ans et demi. Elle a des tas d'autres circonstances révoltantes, mais trop pour les dire ici, même en résumé. Mes agresseurs n'ont pas été arrêtés malgré leur antécédents, et pour l'agresseur principal, celui à la batte, un agent n'est venu chez moi pour le faire identifier sur photo que trois moi après.

Achetez-vous tous des armes et si l'état vous empeste, liquidez-le.

Écrit par : Ben | 22/01/2010

Ben... Quand serons-nous débarrassés du gouvernement?
Difficile, ça, Ben!
Le gouvernement n'est pas seulement fait d'une centaine de pingouins en costards et bagnoles de luxe. Le gouvernement est tout autour de nous et composé de travailleurs, d'allocataires, de fonctionnaires, de retraités, d'indépendants, de toutes les personnes qui ont choisi ce système.
Quant à l'agression que tu as subie, bien que j'étais en Italie au moment des faits, je confirme que cette bande de voyous récidivistes n'a pas été inquiétée une seconde, en dépit des nombreuses plaintes du voisinage, remontant à des mois avant ton agression, et des témoignages absolument tous en ta faveur.

Écrit par : Tony | 22/01/2010

Bonsoir Ben, j'ignorais tout de l'agression révoltante dont tu as été victime. Elle ne fait que confirmer tout ce que j'ai dit : la police n'est presque plus jamais à même d'aider les personnes qui en ont besoin; elle est là pour jouer un jeu dont les règles ne correspondent plus du tout à ce qu'on pourrait attendre d'elle.
Néanmoins, tu as bien fait de ne pas tirer sur les jeunes drogués : étant donné le nombre de témoins, tu te serais retrouvé en prison en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire.
Ne perds pas patience : maintiens ta plainte contre ceux qui t'ont refusé l'assistance médicale. Si On ne veut pas te rendre justice à Seraing, va plus loin. Si ce n'est pas possible en Belgique, va devant la cour européenne.

Écrit par : l'as | 22/01/2010

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