03/02/2010

Assurances : comment en profiter? (1)

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La voiture de mon fils aîné a brûlé, il y a quelques mois.

Ce n'était pas un acte de malveillance. Nul cocktail au nom exotique n'avait été balancé sur elle.

Je vous zesplic (comme dit Amadeus - clic!) : à deux heures du matin, nous fûmes réveillés par des coups de sonnette insistants. Descendus 4 à 4, nous vîmes que l'avenue était illuminée par une gerbe de flammes. Deux voitures, dont celle de mon fils, étaient transformées en torches. Deux véhicules de flics barraient l'accès à la rue, et c'est l'une des six jeunes en uniforme qui avait sonné à notre porte.

Mon fils voulut monter dans son véhicule, pour l'écarter de celui qui était stationné derrière le sien. C'était en effet ce dernier qui avait pris feu, et à ce moment-là, la voiture de mon fils n'était pas encore trop abîmée.

-"Restez sur le trottoir, monsieur! Restez à l'écart!" lui ordonna sans ménagement l'une des jeunes flics, en le poussant à la poitrine. Il dut se résigner à regarder sa voiture qui se consumait, en attendant les pompiers.

Ceux-ci arrivèrent vite. Pendant quelques minutes, ils inondèrent les deux autos, qui se trouvaient cul contre cul à un mètre l'une de l'autre, avec de l'eau savonneuse. Ils brisèrent la fermeture du capot de la première pour en submerger le moteur, insistèrent sur des flammes qui illuminaient le sol sous la carlingue. En quelques minutes, tout fut éteint.

-"Sinistre accidentel!" lâcha le chef des pompiers, avant de remonter dans son camion et de repartir avec ses hommes.

-"Vous avez 24 heures pour évacuer votre épave." dit gentiment une flic à mon fils. Elle avait relevé les identités des personnes présentes ainsi que les faits bruts.

-"Ouf!" me dis-je. "Si ce n'est pas un acte de malveillance, il n'aura pas de mal à se faire rembourser par l'assurance de la partie adverse. C'est une bonne nouvelle."

Je me trompais.

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