07/03/2010

Points noirs : bientôt plus qu'un mauvais souvenir en Flandre?

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Je sais : on est dimanche. Néanmoins, le Seigneur n'a jamais dit qu'on ne pouvait pas faire travailler ses petites cellules grises Son jour de repos obligatoire, non? ;o)

"80% des points noirs flamands réparés d'ici la fin de l'année

Plus de 80% des 800 points noirs des routes de Flandre auront été réparés pour la fin de l'année. Pour fin 2012, l'ensemble de ces endroits dangereux devront avoir disparu, soit cinq ans plus tard que prévu.
 
Hilde Crevits, sinistre flamande de l'Immobilité, a débloqué un nouveau budget de 100 millions d'euros pour 2010, a-t-elle communiqué suite à une question parlementaire de Jan Verfaillie (CD&V).
 
Jusqu'à présent, 448 points dangereux des routes flamandes ont fait l'objet de réparations, 207 suivront cette année."

Que faut-il entendre par points noirs réparés?

Faut-il comprendre que les trous qui les ornent pour notre plus grande joie, suite à l'hiver réchauffé que nous connaissons toujours, seront garnis de rustines neuves?

Ou faut-il espérer qu'après des milliers de protestations de leur bonne foi, mais des millions de blâmes, admonestations, réprimandes, témoignages de réprobation, objurgations, vitupérations, amendes aux montants illimitables et condamnations de plus en plus féroces des automobilistes, les polytocards (le copyright de ce terme appartient à Amadeus - clic! ) flamands reconnaissent enfin sotto voce que leur responsabilité dans cette triste situation est très très très fortement engagée?

Et que, conséquemment, ils vont nous faire la grâce d'utiliser 100 millions d'euros - des 13 milliards que les automobilistes rapportent annuellement à l'état fédéral belge - pour rendre les routes de leur région un peu plus sûres?

Mais puisqu'ils reconnaissent implicitement leur responsabilité dans tous ces accidents, qui sont parfois des tragédies, comment ont-ils pu prendre cinq ans de retard dans ces travaux? Et comment justifient-ils moralement leur responsabilité dans ces très nombreux et récurrents malheurs? Comment aussi peuvent-ils supporter l'idée que 20% des points noirs existeront encore jusqu'en 2012, avec le lot de drames que cela continuera d'entraîner?

Ceci dit, comment les sinistres wallons et bruxellois de l'immobilité font-ils pour dormir le soir, alors qu'eux ne font rien - absolument rien : papa Daerden a dit lorsqu'il était sinistre en charge qu'il n'en-avait-pas-les-moyens - pour réparer les 1.000 points noirs existants en Belgique francophone, et qui sont bien connus des divers sévices publics concernés depuis plus de 30 ans?

Les politiciens belges n'ont donc ni morale, ni conscience.

Commentaires

Cher As,
Quand tu parles de "points noirs", je pense aux passages à niveau sans barrières ni ponts pour les éviter et aux marchés non nettoyés après leur fermeture.
Les nids de poules sont de la roupie de sansonnet à côté de ça, je trouve.
Amitiés
L'avenue du port est une piste merveilleuse pour montrer, par contraste, ce qu'est une route "roulante".

Écrit par : Armand | 07/03/2010

Bonsoir Armand, il y a surtout tout un tas d'accès mal pensés, de trémies qui causent des accidents, de rond-points (ciel! Quel blasphème) étant à l'origine de nombreux malheurs, etc.

Un de mes neveux est ingénieur au fond des routes, je l'ai déjà dit. C'est lui qui m'a appris l'existence des 1.000 points noirs en Belgique francophone. Ils sont connus depuis très longtemps dans certains cas, et pourtant on n'y apporte aucune amélioration ni transformation.

Ce sont les statistiques des accidents qui permettent de repérer ces endroits dangereux par leur conception. Et pourtant, malgré tout ce qui s'y passe régulièrement, les politiciens qui nous "dirigent" ne reconnaissent pas leur responsabilité (contrairement à ce qui se passe dans le privé, où les assureurs interviennent immédiatement auprès de leurs clients pour qu'on remédie aux problèmes).

Il faut dire que ça coûte cher, que l'argent est dépensé depuis très longtemps à tout autre chose, et que "nos" zélus n'accordent aucune valeur au malheur économique de leurs électeurs, à leur intégrité physique ou même à leur vie.

Écrit par : l'as | 07/03/2010

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