24/03/2010

Faux papiers : si vous êtes un sans papiers, pas de problème!

Il s'en passe des choses au Royaume Enchanté de Belgique!

Après avoir pris connaissance hier du fait qu'une juge excusait les vols répétés (clic) lorsque la victime montrait des signes extérieurs de richesse, nous apprenons aujourd'hui que :

"Fraude tolérée dans les dossiers de demande d'asile

Les faux documents n'empêchent nullement la régularisation d'un demandeur d'asile.
 
Melchior Wathelet (CDh), secrétaire d'état à la politique de migration et d'asile, admet que la présence de faux documents dans un dossier ne constitue pas une carte rouge. "Si la demande n'est pas uniquement basée sur un emploi et qu'il y a suffisamment d'autres éléments qui prouvent l'attachement de la personne, alors de faux contrats de travail ne conduisent pas nécessairement à un avis négatif. C'est examiné au cas par cas"."

Le faux et usage de faux étant réprimés par la loi, et passibles de peines d'emprisonnement, faut-il en conclure que la Belgique est une prison?

"Mais selon la parlementaire Sarah Smeyers (N-VA), les fonctionnaires sont encouragés à ignorer les faux documents et à "chercher activement les éléments positifs".
 
Des sources anonymes au sein de l'Office des étrangers ont indiqué aux journaux du groupe Corelio que la pression est particulièrement forte pour approuver le plus de dossiers possibles."

Régularisez : Jowelle Mickey a besoin du maximum de nouvelles voix pour asseoir son pouvoir.

Si pour le lui donner on est obligé de couper dans les pensions de ceux qui ont payé toute leur vie, elle s'en contrefiche. Moureaux lui-même l'a dit : il faut cultiver la modernité. Et puis, au fond, les pensionnés ne sont pas des électeurs intéressants : ils ne votent pas longtemps.

Commentaires

Cher As,
"Nécessité fait loi", dit-on.
La question est l'ampleur de la nécessité.
Elle dépend de bien des facteurs.
Si, pour bénéficier d'une mutuelle ou d'un état providence, faire des faux papiers et risquer de se faire pincer est une chose à ne pas faire, éviter un holocauste (vois les juifs pendant la guerre, par exemple), est tout à fait défendable.
Un peu comme voler pour s'approprier une bouteille de parfum, nourrir ses enfants ou rouler vite pour conduire sa femme à l'hôpital...
A juger au cas par cas, donc!
Amitiés

Écrit par : Armand | 24/03/2010

Bonsoir Armand, je pense que l'exemple des juifs durant la deuxième guerre mondiale est mal choisi : aucune de ces personnes ne risque sa peau.

Wathelet IIIème ne lève d'ailleurs pas ce lièvre-là. Il dit : "Si la demande n'est pas uniquement basée sur un emploi et qu'il y a suffisamment d'autres éléments qui prouvent l'attachement de la personne, alors de faux contrats de travail ne conduisent pas nécessairement à un avis négatif."

Ce qui signifie que pour accepter la demande (de régularisation), il faut un contrat de travail. Et quel critère retient-on dans le cas où ce document se révèle faux? "L'attachement de la personne" à la Belgique, j'imagine.

De qui se fiche-t-il? Le faux contrat de travail permet de régulariser la situation d'un immigré sans travail, puisque sans contrat. Dès lors, en recevant ses papiers officiels, il ne gagne pas seulement le droit de rester ici, mais aussi celui d'aller chômer. Alors qu'il n'a jamais cotisé à cette mutualisation belgo-belge des risques de perte d'emploi.

Il recevra donc l'argent de ceux qui cotisent mais ne chôment pas, ou de ceux qui ont cotisé toute leur vie, sont en pension, et ne reçoivent pas même l'intérêt des sommes que les politiciens les ont forcés à leur verser pour leur pension, et qui ont été dépensées à tout autre chose.

Quant à ce critère fantasmatique agité par Wathelet III : l'attachement que ces personnes pourraient ressentir pour notre pays, alors qu'elles ne le connaissent que depuis quelques mois...
;o)

Enfin, je suis sûrement naïf, mais j'imaginais que, puisque les sinistres, bien plus qu'aucun de nous, sont responsables des lois de ce pays - puisque chacun d'eux participe personnellement à leur fabrication - le moins qu'on pouvait attendre d'eux, c'était qu'ils s'y conformassent.

Je vois que là aussi, je m'étais trompé : la loi et ses rigueurs, c'est uniquement pour les gens comme nous.

Écrit par : l'as | 24/03/2010

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