12/04/2010

Delahaye 135M Chapron

Bonjour!

Je poste en vitesse la photo de cette belle Delahaye 135M carrossée par Chapron vers 1937. Elle se trouve présentement au musée Rosso Bianco en Allemagne.

http://images.forum-auto.com/mesimages/117651/Delahaye135MChapron.jpg

 

Et puisqu'on n'a que le bien qu'on se fait (paraît-il), voici encore deux photos d'un beau coupé Delahaye 135M ayant aussi fait partie de l'ancienne collection Rosso Bianco.

 

http://i16.servimg.com/u/f16/10/09/09/35/delaha10.jpg

 

 

http://i16.servimg.com/u/f16/10/09/09/35/delaha11.jpg

Commentaires

Bellissimo ! Bonjour l'As,

Encore deux beautés ... Mais j'ai un petit faible pour la seconde, avec cette magnifique ligne typique des années 30 ! du tout bon travail !

Écrit par : Intimidator | 12/04/2010

Cher As,
C'est à la grandeur des moteurs par rapport à la vitesse de pointe des véhicules qu'on voit les progrès qui ont été réalisés...
Je suppose que les voitures électriques seront encore plus petites dès qu'on aura à disposition des piles à combustible réellement compactes.
Je crois à la science et aux techniques, pas aux crétins fous de vitesse...
Amitiés

Écrit par : Armand | 12/04/2010

Bonsoir, As. A propos de crétins... La vitesse procure des sensations qu'il faut éprouver pour en parler.
On peut ne pas aimer... c'est comme dompter un cheval sauvage. Moi, l'idée ne me botte pas... question de sensibilité.
Rouler vite demande une réelle habileté, une compréhension de la mécanique, une maîtrise de la trajectoire, le feeling du revêtement, la sensibilité de la moindre vibration sentie au volant ou dans le dos lorsque l'arrière glisse imperceptiblement et qu'on sait ce qu'il faut pour gommer cela... Bref, c'est un art qui dépasse la lourdeur de la godasse.
Lorsque j'initiais mon neveu au pilotage du karting (maintenant, il me surpasse... oh, vieillesse ennemie!), je lui ai fait comprendre que pour aller très vite, il ne fallait pas aller trop vite, que jamais on ne devait entendre les pneus. L'aveuglette est exclue!
Je roule souvent le plus vite que je peux. C'est parfois beaucoup plus lentement qu'un certain nombre de cacahuètes conduites par des boutonneux. Évidemment, la route n'est pas un circuit. Elle comporte trop d'inconnues.
La vitesse, c'est l'affaire de gens éduqués, disciplinés, responsables. Rien à voir avec les junkies du volant. Les amalgames ont engrossé des salo*es qui ont accouché de crétins obsédés par notre argent et nos libertés. Je les vois remuer leur popotin sous mes yeux, chaque jour et à mon grand désespoir, leur ventre est toujours rond.
;-(
Oui, les fameuses salo*es...
Vive les voitures et longue vie à ceux qui les traitent avec amour.

Écrit par : Tony | 12/04/2010

Bonsoir à tous, depuis que les êtres humains parcourent ce monde, ils se sont efforcés de le rendre meilleur, c'est à dire plus humain. Je ne vais pas vous rappeler les grands moments de cette conquête, le feu, la roue, etc. Remarquons une chose : ce qui a permis ces progrès, c'est notre capacité d'abstraction, qui nous a habilités à généraliser à partir d'expériences partielles, et de sérier les phénomènes pour ensuite les coder et les symboliser.

Ces dernières actions nous permettent de manipuler intellectuellement des parties de la réalité transformées en concepts et idées, et qui sinon resteraient hors d'atteinte pour nous.

Mais que trouvons-nous à la base de cette humaine manière d'agir? Le plaisir.

Sans plaisir, il n'y a pas d'action, pas d'évolution, pas de connaissances, pas de progrès. Même l'activité humaine la plus rébarbative en apparence ne peut pas être exercée librement et avec profit sans plaisir. Il faut aimer ce qu'on fait pour le faire bien.

On oppose souvent arts et connaissances, technologie et sciences. Où commencent les uns et les autres, et où finissent-ils? On peut sans risque de se tromper dire qu'ils sont le fruit d'esprits s'exprimant différemment pour tendre vers un même but : donner au monde une apparence humaine.

Un outil aussi simple et réussi qu'une cuillère est né de la rencontre de tensions et de contraintes auxquelles des générations ont donné la forme définitive que nous connaissons. Celle-ci correspond à une fonction bien rencontrée. Pourtant, il existe des millions de cuillères différentes. Leurs différences ne sont en gros pas d'un autre ordre qu'esthétique.

En étant fonctionnelles ("scientifiques") et esthétiques ("artistiques"), les cuillères sont totalement humaines.

Se déplacer d'un endroit à un autre peut se faire de très nombreuses manières différentes. Chacun, concepteur, entrepreneur, fabricant, commerçant, utilisateur, y mettra ou y trouvera ce dont il est capable.

Mais comme dans toute activité humaine, ce n'est que si les actions requises et les objets proposés transcendent leurs simples buts et fonctions qu'ils seront véritablement humains. C'est à dire : dignes d'être entrepris et intéressants pour les autres.

Il était donc fatal que dans un groupe libre, les moyens de communication évoluent dans des sens divers, dont les moyens de transports individuels actuels sont une des expressions.

Comme ils ne sont pas imposés à leurs acheteurs, ces derniers doivent être des objets humainement complets, c'est à dire à la fois fonctionnels et esthétiques. Ils ne doivent pas seulement représenter l'esprit de leurs différents concepteurs et acteurs : ils doivent aussi permettre à leurs utilisateurs de trouver du plaisir. Et ça, c'est le propre de tout échange libre.

En négligeant d'être cette résultante, en se refusant à prendre en compte le plaisir des autres, les bus, trams et trains (dans ce cas-ci) montrent clairement ce qu'ils sont : des objets pauvres, reflets d'offres limitées et d'échanges arbitrairement imposés.

En tant que tels, ce ne sont rien d'autre que des sources de frustrations.

Écrit par : l'as | 12/04/2010

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