05/05/2010

Carnet d'épargne : l'état se sucre à vos dépens

 

"Le compte d'épargne ne rapporte plus d'argent" nous apprend belga, qui ajoute :

"Pour la première fois depuis 2008, le compte d'épargne ne rapporte plus. Le rendement moyen est, après déduction de l'inflation, négatif de 0,75% en mars.

Selon la Banque Nationale, le taux de base moyen en Belgique est passé d'1,27% en décembre à 1,15% en mars. Ce taux est plus faible que l'inflation, qui s'établit à 1,9%. Dès lors le rendement sur un compte d'épargne est en recul de 0,75% en mars." (Aheum... de 0,75 point inférieur au taux officiel d'inflation des prix, mais en fait 39,5% inférieur à celui-ci. Quant au recul du taux de base moyen entre décembre et mars, il était de... 9,45%... Espérons que les économistes de la Banque Nationale soient meilleurs que les journalistes de belga. ;o)  )

Une précision : l'inflation des prix est intégralement liée à l'expansion de la masse monétaire mise à la disposition du public. Or, comme c'est la banque centrale européenne qui décide de son expansion - sous la pression des politiciens européens - c'est elle et eux qui en sont responsables en dernier ressort.

Une autre précision : les taux d'intérêts ne sont plus liés à la masse de capitaux disponibles à l'intérieur d'une banque.

Ce n'est plus la loi de l'offre et de la demande qui les régit, mais bien la volonté des politiciens. Ces derniers faussent les lois du marché en créant de la monnaie papier (qui n'a d'autre valeur que la relative confiance qu'ils inspirent) lorsqu'ils pensent devoir "relancer l'économie".

En créant ce papier, ils mettent du crédit à la disposition des entreprises languissantes, à des taux suffisamment bas pour que ces dernières soient tentées d'emprunter pour investir ou regarnir leurs stocks. C'est comme ça que les politiciens - secondés par les banques centrales - jouent l'inflation des prix pour agir sur l'économie.

Hélas, cette action artificielle a deux effets négatifs :

-1) par augmentation de l'offre d' "argent", elle fait monter les prix des marchandises (ce qu'on appelle l'inflation, sans jamais rappeler qu'elle est due aux politiciens); 

-2) en fixant arbitrairement des taux d'intérêt très bas, elle oblige les organismes de prêt privés à s'aligner sur ces derniers).

Dès lors, qui pâtit de cette intrusion abusive des politiciens dans le marché de l'argent?

-1) Les consommateurs, qui paient tout plus cher en ne voyant leurs "salaires" rattraper l'inflation des prix qu'avec retard.

-2) Les épargnants, qui ne reçoivent plus une juste rétribution pour leur capital.

En bref : ce sont les particuliers qui se font tous escroquer par les politiciens et les gens de l'état.

Commentaires

Cher As,
On a aussi les index truqués dont on ne parle pas.
Il ne s'agit pas de l'indice "santé", fruit de l'imagination créative de nos hommes politiques, mais des distorsions dans les produits.
Je pense, par exemple, mais il y a longtemps, aux petits pois en boîte dont le prix augmentait moins vite que celui des carottes: les premiers étaient dans le "panier de la ménagère", les autres pas!
J'ignore si les petits pois sont maintenant rentrés dans les rangs.
Amitiés

Écrit par : Armand | 05/05/2010

Cette déliquescence est programmée depuis au moins trente ou quarante ans.

Écrit par : Ben | 05/05/2010

Terrorisme intellectuel ... et financier ! Dans le même ordre d'idée, on a appliqué un index négatif en janvier de cette année, sauf erreur de a part, et les prix n'ont cessé d'augmenter ...
Cherchez l'erreur !

Les idiots qui prétendent nous diriger n'ont pas encore créé le ministère de la désinformation, ils devraient !

Écrit par : Intimidator | 05/05/2010

Chez ING, il y a des tombolas maintenant pour draguer les sous des épargants. Une chance par 500 € d'épargne en plus. 25.000 € le premier prix. La condition était d'alimenter avant le 31/04. Et on peut retirer quand on veut, même le 1/05...

Écrit par : Karl | 06/05/2010

Les finances sont à l'image de dés pipés bonjour l'as

Les politiciens sont des lieutenants d'un système globalisé.

ce sont les réseaux des grosses fortunes mondiale qui tire les ficelles du système économique (Fonds spéculatifs, agences de notations et j'en passe...)


Le capitalisme tel que l'on le conçois à notre échelle n'existe plus .
il s'est transformé sournoisement en un régime tendant vers une sorte de communisme. Où seul, la sphère oligarchique se réserve le droit à jouir de la vie.

Écrit par : Vince | 06/05/2010

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