18/01/2007

Prochaine attaque contre l'Iran

lanceur de missiles Patriot

La banque néerlando-belge ING a prévenu ses principaux clients de la possibilité d'une frappe israélienne prochaine contre l'Iran.

Le 9 janvier, son spécialiste a prévu que celle-ci pourrait avoir lieu en février ou en mars. ING a mis les investisseurs en garde contre une frappe préventive d'Israël contre les installations nucléaires iraniennes, avec l'aide des USA, les prévenant qu'ils pourraient "ressentir un choc". Titre du mémo :  "Attaquer l'Iran: impact sur le marché d'une frappe israélienne surprise sur ses usines nucléaires."
Robertson, le spécialiste d'ING, a admis qu'une attaque sur l'Iran aurait un "fort impact, bien qu'il soit de faible probabilité". Il a expliqué ses pensées. 

Il décrit Israël comme "non préparée à accepter la doctrine de la "destruction mutuelle assurée" qui a été garante de la paix durant la Guerre Froide. Les politiciens israéliens sont convaincus que ce n'est pas une option acceptable pour un si petit pays... Donc, si Israël est persuadé que l'Iran veut développer une arme nucléaire, il faudra agir à un moment ou un autre."

Ceci dit, Robertson a ajouté qu'une telle attaque aurait lieu durant la présence de Bush et Cheney à la Maison Blanche.
Robertson suggère que cela aurait lieu en février ou mars 2007 pour les raisons suivantes : d'abord, la situation est comparable à ce qu'elle était en 1981, lors de la destruction des installations nucléaires irakiennes par Israël, y compris les ennuis politiques du premier ministre Ehud Olmert. Ensuite, c'est fin février qu'on franchira la dernière limite pour que l'Iran accepte la résolution 1731 du conseil de sécurité des nations unies, et Israël pourrait  profiter d'une erreur de l'Iran à cette occasion pour justifier une frappe aérienne. Enfin, une plus grande présence militaire US dans la région pourrait être considérée comme la protection dont Israël a besoin.
Dans une révision datée du 15 janvier, Robertson indique que les changements de personnel de l'administration Bush peuvent avoir évacué les opposants à une attaque contre l'Iran.
Le général John Abizaid a été déplacé de son commandement des forces US au Moyen Orient par George Bush, de même que John Negroponte de son poste de directeur de la National Intelligence. Tous deux avaient dit qu'attaquer l'Iran n'était pas une priorité ou un bon déplacement en ce moment. Le déploiement de batteries de missiles Patriot, indiqué dans le speech récent du président Bush sur la politique irakienne des USA indique aussi la nécessité de se défendre contre les missiles iraniens.
Les documents PDF complets peuvent être chargés
ici pour le rapport du 9 janvier, et ici pour le rapport du 15 janvier.
Lundi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a indiqué à Al-Arabiya que bien que son pays entretiendrait des pourparlers avec les USA "dans des conditions appropriées", il n'aurait "jamais des discussions similaires avec Israël, puisqu'il ne reconnaissait pas l'existence de l'état juif".