27/11/2006

Loyers impayés? Voici comment faire pour que cela ne vous arrive pas... suite. Et fin?

Loyers impayés? Voici comment faire pour que cela ne vous arrive pas... suite.

Et fin?

Après tous les bons conseils prodigués par Tony et le donneur d'avis anonyme de Momo, voici une adresse qui vous sera peut-être utile : http://www.check4rent.com/

Elle conduit à la page d'accueil d'un organisme dont la fonction est de constituer une base de données reprenant les noms des mauvais payeurs dont ses membres ont subi les escroqueries.

Quelle est l'efficacité réelle de la liste que ces personnes ont dressée? Je l'ignore. Quels sont les frais encourus pour la consulter? Je l'ignore aussi. Mais enfin, un "tiens!" valant mieux que deux "tu l'auras", si elle pouvait vous servir, n'hésitez pas à l'essayer.

15:23 Écrit par l'as dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mauvais payeurs, debits, liste noire |  Facebook |

Loyers impayés? Voici comment faire pour que cela ne vous arrive pas... suite

Dans un de ses commentaires, Tony nous a fait part d'autres critères à prendre en compte pour éviter les locataires mauvais payeurs : ne pas accepter d' "intégrés" au système, quelle que soit leur origine. Comme il le rapporte plaisamment, ils ont trop subi les radiations (infra)rouges de leurs conseillers en mauvais paiements : CPAS, Saints Dicats, flics, juges, assoces diverses dont le but réel est de conseiller paumés et paresseux afin de transformer le pays tout entier en un système tiède où l'entropie est maximum, et où plus aucun échange ne peut avoir lieu entre producteurs - puisque plus personne ne produit quoi que ce soit.

Je suis globalement d'accord, sauf en un point : on ne peut parler d'infrarouges, mais plutôt d'hyperrouges ;o) .

Armand a relevé que si tout le monde était propriétaire, il n'y aurait plus de maisons mal entretenues. Conclusion armandienne : facilitons l'accès à la propriété, et tout ira pour le mieux.

Plusieurs faits vont à l'encontre de cette vision trop mathématique d'une équation bien plus compliquée qu'il n'y paraît, et dont il ne suffit pas de faire varier un seul paramètre pour trouver une toute autre solution de continuité.

D'une part, les objets vieillissent; une telle hypothèse ne serait donc éventuellement valable qu'à court terme. Secundo, l'économie est le reflet de la rareté des biens - et non de leur abondance, car celle-ci n'existe pas. Dès lors, nous pouvons en tirer la conclusion (vérifiée chaque jour) qu'il n'y aura jamais assez de maisons pour tous. Et ce pour des raisons diverses, trop longues pour que je les discute ici. Troisièmement, ce qu'on reçoit n'a jamais la même saveur que ce qu'on doit payer : on lui accorde moins de prix, et partant on l'entretient moins bien, ou pas du tout. Quatrièmement, nous vivons pour le moment une période rare, où l'immobilier a été d'un accès bien plus facile que depuis longtemps, pour des raisons de taux d'intérêts exagérément bas (Keynes! Combien de crimes ont été commis en ton nom!). Or, quelles en sont les conséquences? Exactement le contraire de ce qui se serait passé si vraiment il avait "suffi de", comme le suggérait Armand : nous avons vu apparaître une énorme bulle immobilière (reflet de la rareté précitée des maisons sur le marché et de l'érosion de la valeur d'échange de la monnaie papier) qui éclatera bien un jour, n'en doutez pas. Mais avons-nous assisté à un règlement symétrique des problèmes de logement? A en croire les politiciens eux mêmes : pas du tout.

Une autre raison s'oppose à cette vision simplifiée des problèmes du logement : si tout le monde était "servi", la valeur d'échange des biens immobiliers avoisinerait zéro. En peu de temps, il n'y aurait plus d'entrepreneurs ni d'ouvriers en bâtiment, puisqu'ils ne pourraient plus vivre d'une telle activité. Le parc immobilier croulerait rapidement, et le problème se poserait ensuite de manière plus aigüe encore.