20/11/2008

42.000 véhicules flashés dans le tunnel Reyers

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"42.000 véhicules ont été flashés en une semaine dans le tunnel Reyers, situé à la fin de l'E40 Liège-Bruxelles. C'est un record, selon la VRT.

Un conducteur sur six roulait trop vite, certains jusqu'au double de la limite autorisée, pourtant passée de 50 à 70 km/h."
(Plutôt que de culpabiliser idiotement, il vaudrait peut-être mieux se demander combien d'accidents ont eu lieu à cet endroit pendant qu'on flashait les honnêtes gens. Et s'il y en a eu, compter le nombre de ceux indubitablement dus à une vitesse trop élevée, et ceux dus au flash lui-même!)

"Aucun des conducteurs pris en faute n'échappera à son amende", a souligné Pascal Smet, sinistre bruxellois de l'Immobilité. Pourtant, la justice ne dispose pas des moyens nécessaires pour traiter ces 42.000 procès-verbaux, selon Jo Vandeurzen.

"Compte tenu des procédures de conciliation, le tribunal devrait citer 4.000 personnes à comparaître chaque semaine", relève-t-on au cabinet Vandeurzen. Se défendant de toute acceptation d'une impunité de fait, le cabinet rappelle que le ministre Vandeurzen travaille à la centralisation des perceptions et à l'automatisation du traitement des procès-verbaux."
(Ils espèrent faire passer la perception des amendes au niveau industriel)

"Les récalcitrants feraient l'objet d'une forme de récupération via la fiscalité, en étant tenus d'inclure les amendes impayées dans la déclaration fiscale" (Le masque tombe enfin : les amendes routières sont bel et bien des taxes hypocrites!)

Pascal Smet préconise de nommer plus de juges de police et de reporter sur les récalcitrants les frais de défense devant le tribunal, alors que la charge de la poursuite est actuellement du ressort du parquet. "Auparavant, on reprochait à Bruxelles de ne pas installer de radars automatiques, mais aujourd'hui qu'ils fonctionnent, on se retrouve confronté à cette situation", note Pascal Smet. Le ministre bruxellois dit se tenir à disposition du ministre de la Justice pour une concertation."

Pascal Smet, ministre non élu (grâce aux lois linguistiques réservant d'office un certain nombre de postes de premier plan aux politiciens flamands dans la capitale) a pour ambition déclarée de devenir le plus nuisible de tous. Il peut se permettre n'importe quelle fantaisie, puisqu'il ne doit plaire à personne d'autre qu'au Parti.

Une conclusion réconfortante s'impose : les récalcitrants sont occupés à faire gripper le système.