29/11/2008

80 dollars le baril serait un prix raisonnable

ports

Bonjour!

"Un prix de 80 dollars le baril serait "raisonnable" pour l'Irak" m'apprend un journal.

"L'Irak soutiendra l'Opep si elle décide de baisser son offre, a déclaré le ministre irakien du pétrole Hussein al-Chahristani, à la veille d'une réunion du cartel.

"Un prix raisonnable pour le pétrole, c'est 80 dollars le baril", a affirmé M. al-Chahristani. "Nous devons nous assurer que le pétrole produit est utilisé et non pas stocké par les consommateurs", a-t-il ajouté.

L'Opep se réunit samedi en réaction à l'effondrement des prix du pétrole, tombés la semaine dernière sous le seuil de 50 dollars et au plus bas niveau depuis quatre ans, alors qu'il cotait encore 147,50 dollars le baril en juillet dernier.

La majorité des ministres de l'Opep a semblé exclure une baisse immédiate de l'offre et préféré repousser une décision à la prochaine réunion de l'Organisation, le 17 décembre à Oran. L'Irak est exclu du système de quotas de l'Opep. Le niveau de production des 11 pays soumis aux quotas s'élève à 27,3 millions de barils par jour."

Bien. Nous apprenons donc trois choses au moins :

- 1) le prix du pétrole n'est lié ni aux difficultés de sa production, ni au niveau des réserves dans le sol tel qu'il est connu des pays producteurs;

- 2) sa hausse tient à des décisions gouvernementales (prises par les membres de l'Opep), et à la spéculation permise par la politique de crédit facile; elle s'exerce en gelant les réserves hors sol;

- 3) la situation économique des pays producteurs est à nouveau fragilisée par la baisse du prix du baril. Les politiciens irakiens ont besoin d'un pétrole cher pour mettre fin à la guerre civile qui fait rage dans leur pays, reprendre le pouvoir, reconstruire et investir. Les autres états arabes - traditionnellement pauvres en travail - en dépendent pour conserver le statu quo (et donc le pouvoir) en achetant le silence de leurs populations inoccupées.

Pétrole égale donc pouvoir.