29/06/2010

Potelets : ils gênent principalement ceux qu'ils devraient favoriser

Ce matin, je me trouvais à Saint-Gilles, près de la rue de la Victoire. Loin derrière moi, des sirènes se mirent à hululer. Coup d'oeil au rétro : il s'agissait d'un fourgon cellulaire (c'est vrai : je me traînais pas loin de la prison de Saint Gilles) suivi par une voiture de police tous phares clignotants. Rues étroites, potelets, embouteillages amoureusement entretenus par les clowns qui croient nous diriger : ces deux véhicules dits prioritaires étaient englués dans la même mélasse que nous tous. Après plus d'une minute de zigzags, ils parvinrent à me dépasser, pour bifurquer par les petites rues vers le palais de Justice. Ne fantasmez pas : ils mirent plus de 20 secondes à me distancer significativement.

Ils roulaient à tombeau ouvert, faisant au moins du 5 ou 6 km/h.

Le lien vers Youtube (clic) mis en ligne par notre ami James montre la même chose, avec une ambulance et une voiture de police scotchées dans les files du boulevard du Midi.

Un peu avant, j'avais rencontré un camion de ramassage de poubelles bloqué dans une petite rue rendue encore plus étroite par des trottoirs élargis, très utiles pour mettre les rats et les chats sauvages à l'abri des conducteurs très peu nombreux à cet endroit. Je passai au moins 5 minutes - réellement - derrière ce camion, qui tentait désespérément de tourner sans accrocher les potelets supposés mettre les rares piétons à l'abri du danger automobile, mais dont la fonction réelle est d'empêcher les automobilistes de circuler.

 

IMG_0138.jpg picture by 3290lesrapins

Un potelet ou une borne de fonte arrachés par un camion poubelle ou un poids lourd : ce n'est pas la première fois que j'assiste à ce type de spectacle. C'est ce genre de véhicules-là qui souffre le plus des manies des particrates, et, en finale, c'est toujours nous qui payons les dégâts.

Continuellement, les clowns qui nous "dirigent" nous font régresser.